Télétravailleurs

  • Les prestataires indépendants de services en freelance 

  • Les salariés d’entreprises ou associations (le plus souvent des cadres), non sans risque de “suractivité” 

  • Les “nomades”, salariés ou indépendants, qui pendant leurs déplacements continuent à collaborer avec leur entreprise via son système d’information à distance

Avantages

Pour l’employeur
  1. Augmentation de la flexibilité des ressources humaines 
  2. Réduction de l’absentéisme et des retards (en cas de bouchons, grèves, pandémies…) 
  3. Intégration des salariés handicapés ou ayant des contraintes familiales importantes 
  4. Meilleure gestion des déménagements et des transferts d’activité (limitation des licenciements liés au déménagement d’un établissement dans une autre zone géographique) 
  5. Réduction des frais généraux et des dépenses 
  6. Moderniser les processus de management 
  7. Contribuer à une meilleure conciliation des temps sociaux 
  8. Participer au bilan carbone de l’organisation
Pour le télétravailleur
  1. Une réduction des transports
  2. Des horaires de temps de travail plus souples
  3. Un accroissement en autonomie et en responsabilité
  4. La limitation des nuisances sonores, dans un contexte où l’open space se généralise
  5. Une meilleure conciliation vie personnelle / vie professionnelle
Pour les territoires
  1. Le développement de l’économie résidentielle
  2. Un outil pour attirer de nouveaux actifs
  3. Un moyen de développer des nouvelles activités liées aux TIC pour les territoires ruraux
  4. Un outil pour contribuer à la limitation des déplacements d’une part de la population sur les territoires urbains

Inconvénients

Le travailleur peut se sentir isolé et moins facilement bénéficier de la dynamique de groupe d’une équipe. Ses droits peuvent être plus difficiles à faire respecter. L’apparition des webcams, des outils de visioconférence et de nouveaux outils de travail collaboratif peut pour partie limiter ces inconvénients (vers le “visiotravail”), mais peut aussi ouvrir des dérives, avec:

  1. Éloignement du donneur d’ordre ou de l’employeur (autre continent et/ou fuseau horaire)
  2. Risque que le travail professionnel empiète fortement sur la vie privée et familiale (horaires, durée)
  3. Affaiblissement des collectifs de travail et de la vie sociale

Enjeux environnementaux

  1. L’Eco bilan: diminution forte de certaines dépenses et du temps perdu dans les transports (carburant, frais de parking, d’assurance, frais de garde des enfants…)
  2. Moindre contribution à la dégradation de l’environnement (diminution globale des Gaz à Effet de Serre “GES”)
  3. Diminution des coûts relatifs à l’immobilier, avec moindre contribution à la déforestation et au gaspillage de matière et d’énergie

Métiers et professions concernés

Tous les métiers pouvant s’effectuer à 60 % minimum à distance (du site de l’employeur ou du client) adoptent des méthodes de télétravail. Pour certaines professions, le fait de savoir échanger des e mails et téléphoner suffit pour s’organiser ainsi.

En France

En France, comme dans les autres pays occidentaux, le télétravail est dit “pendulaire”, c’est-à-dire qu’il est exercé non à temps plein mais sur une partie de la semaine (ex: 1 à 3 jours en télétravail, le reste du temps travail en présentiel).

Aujourd’hui, des études évaluent à 40 % le nombre d’entreprises du CAC40 disposant d’un Accord de Télétravail. Dans la majorité des cas, les télétravailleurs sont des actifs qualifiés (cadres) et exercent dans les secteurs d’activités suivants: informatique, services aux entreprises, banques et assurances. La France est en retard par rapport à ses voisins européens : Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Danemark où plus de 20% des salariés pratiquent le télétravail

TELECHARGER Enquete_sur_le_teletravail.pdf

 

 

Il y aurait 8 millions de salariés en France qui pourraient télétravailler de par la nature de leur emploi, et ce en quasi immédiateté.

 

 

Réglementation

En 2005, le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a mis à disposition un Accord cadre Européen sur le télétravail, qui liste des droits et les devoirs de l’employeur et du salarié dans le cadre du télétravail :

L’employeur a l’obligation :

 

  1. d’informer le télétravailleur des conditions de son contrat et du travail à réaliser (parties, lieu du travail, durée, rémunération)
  2. de fournir la possibilité au télétravailleur de rencontrer régulièrement ses collègues
  3. de couvrir les coûts directement causés par le travail (communications)
  4. de fournir un service approprié d’appui technique et d’équipement (sauf si le télétravailleur utilise ses propres outils)

 

le télétravailleur doit :

  • gérer l’organisation de son temps de travail
  • prendre soin des équipements qui lui sont confiés

Depuis 2008, le télétravail salarié est défini par le droit français et a connu en 2012 deux avancées législatives majeures, avec la promulgation de deux lois encadrant le télétravail. La loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 (art.46 / L1222-9 sect. 4) apporte au télétravail une définition légale à l’ensemble des salariés du secteur privé, confirme le principe du volontariat et de la réversibilité et prévoit la formalisation obligatoire du passage au télétravail en distinguant désormais le télétravail du travail à domicile.  Et le 12 mars 2012 est votée la loi sur la précarité dans la fonction publique (art.133) en ouvrant ainsi la voie du télétravail aux fonctionnaires.

“Sans préjudice de l’application, s’il y a lieu, des dispositions du présent code protégeant les travailleurs à domicile, le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci.”

Retour d’expériences

De nombreuses entreprises considèrent que faire appel à un indépendant, ou à une entreprise spécialisée pour sous-traiter permet d’obtenir un meilleur rapport qualité/prix et un gain de flexibilité et de temps.

Selon la complexité de la mission, un cahier des charges validé par les parties est nécessaire, il intègrera :

  •   la définition de la mission (contexte, enjeux)
  •   les solutions préconisées (maquette, spécifications)
  •   le volume de travail estimé (mesuré en temps horaire/homme)
  •   la durée prévue pour chaque phase (pour préciser les délais de réalisation)
  •   l’organisation (moyens humains, outils et ressources nécessaires, méthode de test, livraison et suivi)